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28 nov. 2011

Don't Explain


J’ai très souvent en ce moment le titre « Don’t Explain » de Billie Holiday. J’en suis arrivée à un point où je ne l’écoute même plus car ses musiques se baladent généreusement en moi.
J’entends les violons, sa façon à elle d’énoncer le « Explaiiiin » ou le « You know that I love youuuu » dans sa chanson, toujours aussi avec cette manière sincère et candide.

C’est bon en fait, de se retrouver et de ne pas à attendre une quelconque réaction du lecteur.
J’avoue aussi que si j’ai verrouillé le blog un moment c’est que je n’avais plus la sensation d’être prise au sérieux. Ce qui j’écris n’est pas le fruit de problèmes d’adolescente boutonneuse en puberté partielle.
Si les lecteurs arrivent un tant soit peu à le concevoir, ce sera déjà une petite victoire.
En attendant, peu ont réagi à la sa fermeture… Bon, aurais-je du m’attendre à autre chose ?
Je ne sais pas.

Je vous laisse cliquer sur Play et écouter cette belle chanson, qui je crois, a déjà été postée mais bon. Je me fais plaisir une seconde fois. 


Don't explain - Billie Holiday


24 mai 2011

Billie tu es, et n'importe qui peut te vivre


Et voilà elle revient.
Sans ébat, sans fourberie.
Elle me fait chier parce qu’elle est le point étrange qui me lie à l’amertume de mes plus vifs souvenirs.
C’est comme ça avec Billie. On l’écoute et tout ce que vous avez vécu de plus forts et durs revient sur un revers sans prévenir.
Oui, c’est horrible. Quand on pense que tout est fini, que plus rien ne vous plongera dans un spleen destructeur, elle vous fait faillir et vous rappelle avec cette puissante et brutale émotion, vos douleurs et votre exécrable passé….
Ça dépasse de beaucoup le Blues au sens premier du terme. Il aurait fallu lui créer un genre à elle toute seule (bon Ok, c’est la fan qui parle….)
Mais voilà, au moment où j’ai l’impression que tout s’écroule encore une fois, je n’ai qu’un réflexe, c’est écouter Billie. C’est là qu’elle excelle.
Elle est parfaite parce qu’elle se pose toute légère et naturellement sur le tempo de votre cœur qui se serre, presque écrasé du rythme des coups francs et régulier de chagrin.
Et je pense qu’elle peut aussi être la seule à pouvoir s’ajouter librement à vos émotions du genre.
Bien-sûr que Billie n’est pas joyeuse, bien-sûr que son chant effraye.
Et quelle génie justement de réussir à éveiller et à faire vivre cette force sombre en vous !
C’est un don, vraiment.
Juste pour ça, il faut l’écouter, il faut appréhender cette peur parce que c’est vrai, c’est authentique, c’est vibrant et doux en même temps.
Je  ne sais pas, je dirai que de temps en temps, plonger un bon coup fait parfois du bien. Et puis on s’y retrouve quand on se sent un peu seul, incompris.
Dans ces moments, la meilleure solution n’est pas de se laisser bercer sur un air grisant sous prétexte d’en être influencé dans ce sens. Il faut suivre nos émotions du moment et cette attitude permet d’encore plus et mieux apprécier l’artiste. Quelque soit vos émotions ou la musique, à partir du moment où l’ensemble est cohérent, on apprécie. Et c’est là que l’excellence de Billie prend tout son sens. 

Bon, un petit titre qui fait parti de ses compositions :

Don’t Explain, inspirée par sa vie bien entendu. Nina Simone, Cat Power reprendront avec beaucoup de talent ce titre, sans jamais l'égaler bien entendu.


Si aujourd’hui on la voit comme l’une des plus grandes artistes jazz, la honte a longtemps fait parti de son quotidien : Accepter l’inacceptable, avec pour seule sauvegarde, exercer son art et partager à son public. 


Je suis désolée, je tenais à faire de nouveaux auditeurs de Billie en la sauvant de cette image de « sad mood ». Mais ce serait vraiment mentir et j’aurai été à deux doigts du sacrilège. Je ne jouerai pas à ce jeu, sous prétexte de convaincre les gens. Ça doit partir d’une volonté sincère et en toute connaissance de cause. On ose accrocher ou pas. C’est Billie et c’est tout.
Il faut apprécier le génie et l’émotion en même temps, sinon ça ne sert à rien. Mon admiration pour elle et la souffrance à l’écouter sont deux choses qui restent indissociables dans sa musique. C'est comme ça. 
Je prends une position catégorique parce que pour une artiste de ce rang, je n’ai pas le droit de déformer le fond de son art.

Voilà, une bohème dans son plus pur appareil

Bonne écoute à vous.



9 mai 2011

Tender dream, Billie


“…You keepin' your composure like Gershwin…
Nas, dans Count your blessing
 
Quand j'ai entendu "Gershwin" dans cette track, j'ai eu un petit pincement au cœur. 
Et pour cause...

George Gershwin, un jeune compositeur, sera repris par les plus grands du jazz. Il est clairement une référence et à la base de beaucoup de choses dans le style. Il composera l’opéra Porgy and Bess qui fera polémique auprès d’artistes tel que Duke Ellington par exemple.
De Vaughan à Fitzgerald en passant par Nina Simone et Billie Holiday, des titres comme Summertimes (Dieu seul sait combien de fois ce titre a été repris d'ailleurs), I love you, Porgy, feront longuement le succès de ces femmes. D’ailleurs, toute la différence réside dans leur interprétation. Et Billie sortait, sort et sortira toujours nettement du lot. Pour moi le constat est actuel et même définitif.
The man I love, aussi, sera tiré des compositions des frères Gershwin (ah oui, parce qu'il a un frère aussi). C’est aussi un des tous premiers titres que j’ai écouté de Billie. Et au moment où j’écris, je repense à cette chanson, à sa voix et toute l’émotion qu’elle me procure, aussi utopique qu’elle soit. Je l'aime cette chanson.
Voilà, j'ai envie de rêver et c'est bon de le faire avec ça.

C'est viscérale, touchant, candide, angoissant, optimiste, naturel, libre, émotionnel, bohème.
(Je laisse finir pour ceux qui savent...).

Elle remue ce qu'il y a de plus mélancolique en vous, juste par sa voix. C'est fou.
Je pourrais m'étaler encore et encore à son sujet. Mais il y a pleins d'autres titres à explorer. Et puis Billie Holiday, ça s'écoute, ça se ressent. Ça ne se parle pas.


The Man I love - Billie Holiday

Une voix si aisément posée et en même temps si blessée, même sur un thème enjoué...
En somme, du Billie Holiday.

8 mai 2011

Ma rencontre avec Billie Holiday...


Non, non, je ne suis pas si vieille pour l’avoir réellement rencontré.
Disons qu’à travers son art, vous ne pouvez qu’appréhender et faire connaissance avec cette dame, cette grande dame.
J’aimerai faire court en parlant d’elle, avec des termes poignants, blessants et profonds à son image… Mais je ne peux pas, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord parce qu’elle a vécu à une période à laquelle on prenait paisiblement le temps d’écouter de la musique et que la vitesse d’époque n’est pas celle de la mondialisation d’aujourd’hui. Et qu'elle mérite, plus que n'importe qui d'autre, toute notre attention musicale.
A l’inverse de son temps, Billie vivait sa vie dans l’excès et sa rudesse, comme tous les artistes en transe dans leur art. Il n’y a rien de poétique ou de mignon dans la vie de Billie. Et ça, vous ne pouvez le comprendre que lorsque vous tombez par accident sur sa voix.
Beaucoup aussi n’osent pas poser l’oreille dessus parce qu’elle arrache le fond et nous touche. Et d’autres, ne sont toujours pas convaincus de la dimension de l’artiste, la plus grande artiste Jazz qu’on ait connu.
Je dirai même de blues, parce que pour moi, c’est le Blues qui trace Billie dans sa voix et son genre, pas une voix de jazz vocal et bridé d’une Fitzgerald.
Et c’est très dur de parler de l’artiste sans parler en même temps de sa vie privée, de l’impact sur toute sa carrière, son don.
Je ne vais pas m’amuser à décortiquer « Lady sings the Blues », l’autobiographie d’une junkie, suffisamment bien explicite pour être expliquée. Et c’est extrêmement épuisant de parler en tant que fan et de mettre le terme exact à mes sensations, émotions et autres.
Mais sincèrement, je m’enfous et je vais m’y atteler parce que je suis prête peut-être à en parler aujourd’hui.
Je m’y prendrai surement de façon fractionnée, et peut-être de façon maladroite aussi. Et à la façon du blog et ma personne, je ne ferai rien de structuré, ou en tout cas, pas de programmé et organisé. 

 "... Suppose you want somebody but you ain't got nobody. You ony got gleam in your eyes..."

Une des toutes premières chansons que j'ai écouté de Billie : The blues are brewin' . Un titre à sa mi-carrière avec Louis Armstrong

14 sept. 2010

My blues: NOT word, just feel



Billie Holiday & Louis Armstrong - Farewell To Storyville

Feeling the way you sing and watching the way you move, I know You will still sing for me for a long long time...


7 août 2010