13 mars 2018

Ne vous mariez pas



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Si vous vous sentez seul(e) et qu’une compagnie c’est toujours mieux que rien,
Si vous n’êtes pas en paix avec vous-même, ni avec la gente féminine ou masculine
Si vous ne vous aimez pas
Si il/elle ne vous aime pas
Si vous sentez que ce n’est pas elle/lui
Si vous pensez que c’est une consécration sociale
Si vous avez tout donné et même plus 

Si vous vous demandez secrètement ce que vous faites avec elle/lui
Si au bout de dix ans, c’est comme une évidence
Si c’est trop compliqué malgré l’amour
Si vous pensez que l’amour peut tout arranger
Ou si vous pensez qu’aimer suffit
 
Si vous pensez qu’un compte joint va de paire
Si vous pensez que cette personne est meilleure que vous
Ou si vous pensez que vous êtes meilleur qu’elle (la personne)
Si vous y allez à reculons
Si vos proches ne sont pas sereins pour vous
Si accepter l’inacceptable est une condition
Si ce n’est jamais assez
Ou si c’est beaucoup trop
Si vous  n’avez pas du tout la même vision de la vie
Si pour vous c’est un défi

Si vous l’aimez trop ou pas assez
Ou si il/elle vous aime trop ou pas assez
Si vous constatez des incohérences
Si vous endossez déjà trop de responsabilités
Si c’est juste pour avoir des enfants
Si ça ne vous rend pas meilleur

Si votre couple ne vous évoque que de la tristesse
Si vous pensez que ça sauvera votre couple
Si il/elle cède au bout de 8 ans
Si vous avez le sentiment d’être inexistant
si vous ne vous faites pas confiance
si vous sentez que ça ne vous est pas destiné mais que vous persistez
etc….

 Bref, si vous pensez que toute votre vie tourne autour du mariage et qu'il réglera tous vos soucis , 

ne vous mariez pas.


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11 oct. 2017

Sensible


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Trop vite, elle est là.
Elle est sèche la colère.
Elle ère la colère sans que l’on sache pourquoi.
Pourquoi elle est là, pourquoi es-tu là ?
Toi ? lui ? elle ?eux ? les autres ? moi ?

On est fatigué, on exagère,
On est épuisé, on fout tout en l’air.
Sans savoir pourquoi, la colère.
Colère, colère, tu te donnes en prose légère

Mais tu es tout sauf ça, colère.
Ni douce, ni claire
Ni conciliante, ni débonnaire
Un brin utile, peut-être sincère

Très usante, une brume très dense presque étouffante.
Comment font ces personnes qui te côtoient constamment ?
T’es invivable, tu fais ce qui te chante !
On dirait que quelque chose t’irrigue la vie.

Est-ce toi qui nous tiens
Ou Est-ce nous qui te cultivons...

C’est long quand t’es ici.
Tu t’invites très violente,
En larme, en cris
Ou parfois trop latente.

Tu ne me sembles pas si malsaine, colère
D’ailleurs, peut-être que tu n'es pas responsable
C’est juste qu’à t’éprouver, tu n’es pas agréable.
Surtout quand l'air est coupé et que rien n'arrive à t'apaiser.

Mais si tu nous permets de mieux souffler
C’est que tu es nécessaire, colère.

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16 avr. 2017

C'est parti



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Après avoir écrit le premier article depuis longtemps, je me suis demandée par quel sujet ou inspiration j’allais commencer.
Ce qui se passe c’est que depuis la naissance, tout évolue. 

A commencer par exemple, par la fatigue. Je dis la fatigue mais je désigne aussi de la même façon l’énergie qu’on investit dans cette nouvelle tâche, cette nouvelle vie.
Je crois qu’on s’est remis de la nuit de la naissance en un peu moins d’un an. Oui oui ça se compte presque en année. Je me souviens des 6 mois de fille et de M. (mon mari) qui me disait «  je crois qu’on n’est toujours pas remis de la nuit de naissance ». Et je pense que c’est un sentiment d’autant plus fort lorsque le bébé tarde à faire ses nuits. Je rentrerai peut-être dans le détail du pourquoi dans un autre post. 

Mais je crois qu’on s’est vraiment senti seuls et incompris dans cette phase. Je crois que beaucoup n’arrivaient pas à mesurer toute l’énergie qu’on investissait pour tenir le coup dans la journée, pour être positif, pour ne pas se bouffer et aussi pour ne pas bouffer les autres parce qu’on n’est clairement pas ménagé à ce moment-là (T’encaisses et t’exploses après que tout le monde soit parti). Il reste tout même quelques personnes pleines d’empathie qui nous soutenaient moralement. Mais dans certains moments, la négativité de certains prenait bien le pas sur la positivité des autres.

On va me dire « hormones accouchement etc… ». Mais moi je vous dis c’est la fatigue, une putain de fatigue qui te tient la jambe, peut-être même les deux jambes, dans tout ce que tu fais ! 

Et très rapidement, on se met en mode « warrior » parce que t’as une vie dans les bras. Et tu rends compte que le corps et l’esprit disposent de réserves et de force que tu n’imaginais pas avant ça. 

Quand j’entends une personne aujourd’hui me dire « j’ai fait nuit blanche », je compatis mais elle sera loin de partager le fait que nous ayons vécu cette nuit blanche chaque jour pendant plus de 5 mois consécutifs. 

On n’était pas préparé à ça mais on avait décidé d’être parent avec tous ses à-côtés. Et je suis de nature optimiste, ce qui m’a énormément aidé à supporter cette fatigue. Parce que clairement, dans ces moments-là tu te dis que tu n’en verras jamais le bout. La nuit s’enchaine avec la journée avec la nuit d’après sans que tu aies le temps de dire « ouf ». Tu ne vois rien passer et ne te souviens pas de la moitié des choses si ce n’est de ton enfant, parce que la fatigue te rend partiellement amnésique. T’as pas le temps de faire ta lessive, ta vaisselle, ton repas (donc tu manges à peine), te doucher… Bref, ton rythme saute. C’est simple il n’y a plus de rythme. Elle pleure… 

C’est l’anarchie. T’es au bout de ta vie.

Et c’est normal.

C’est une nouvelle vie qui est arrivée dans la famille. C’est peut-être de cette façon qu’elle doit faire sa place.

Le plus compliqué peut-être c’est d’accepter que tout se chamboule et de prendre du recul en se disant « non, à un moment ou un autre, elle fera sa nuit. C’est une question de temps. Et je vais essayer de me trouver un moment pour me reposer ou faire autre chose pour « respirer » ». Ça aide à croire un peu plus à sa nuit de sommeil, la sienne et les vôtres.

Et oui, vous êtes 3 à faire la teuf la nuit. Sinon ce n’est pas marrant… 

Et les choses s’arrangent, un jour après l’autre. Tu reprends quelques-unes de tes habitudes, du sport, tu te remets à cuisiner normalement, à ranger ta maison peu à peu. 
Et à elle un jour de faire sa/ses nuits pour qu’ENFIN vous puissiez faire la vôtre. 

Et les choses évoluent encore. Et tu dis qu’en fait, ça roule et que la fatigue passe, qu'elle s'oublie, que c'est normal et que l'inverse ne le serait pas.Ça donne les premières mesures de la responsabilité de parents. T’as appris beaucoup de choses sur toi-même, sur ton enfant, sur ton couple, sur ta vie. 
Mais t’es bien content aussi de refaire tes nuits…

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14 avr. 2017

Allez, je me lance

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 Je ne voulais pas spécialement rendre ce blog « maternelle », dans le sens où avant d’être une mère, je suis une personne à part entière. Et ce n’est pas ma fille qui me fait exister mais bien ma conscience d’être et de penser qui le fait.

Si ensuite on devait me définir, c’est vrai que « maman » est un attribut qui me qualifie aujourd’hui depuis un peu plus de 2 ans. Comme je suis la compagne et l’amie d’un homme depuis à peu près 5 ans. Comme je suis la fille de parents. Comme je suis la sœur de mes frères. Etc etc etc…

Je pense que je pourrais aller loin comme ça. Mais tout ça pour dire que c’était plus ou moins le raisonnement que je tenais jusqu’à maintenant.

Et puis je me suis dit, que la vie et les évènements font évoluer les gens, qu’on ne doit pas s’arrêter à un attribut pour faire justement faire évoluer un projet, une famille, un blog par exemple.

Alors voilà, je me lance. Je parle enfin de la maternité sur le blog. J’ai envie d’en parler beaucoup aujourd’hui pour le partager. Parce j’ai cru être « seule » à penser et ressentir pas mal de choses. Et au fil de discussion autour de moi, je me suis rendue compte que malgré la liberté d’expression, bordel, tellement de choses étaient tabous.

On peut imaginer la parentalité mais ce ne sera pas totalement la réalité. Et ce, dans absolument tout, dans les moments forts comme dans les moments (très) délicats.
Quand on devient parent, on est submergé. Submergé par tout, vraiment ! Les émotions (AaaaaaaaaaAAAh !), le corps (demain je fais du sport), soi-même, le couple (et sinon on est où nous ?), la maison (le bordel), le bébé (quelle douceur et quels pleurs…)…Bref, il y a trop choses que je ne vais pas énumérer et là je me dis que « submergé » n’est pas assez fort pour décrire la chose.

En fait, c’est trop le bordel dans la vie, l’anarchie mais dans tout pendant quelques mois.

Du coup j’espère aussi pouvoir aider à comprendre ceux qui ne sont pas (encore) parents et qui se diront en regardant leur proches « Ah mais peut-être que c’est ça… » ou « en effet, ça me parait bien délicat à vivre tout ça » ou « ça a l’air trop énorme comme truc ». Se dire qu’il faut donner le bénéfice du doute à une situation qui parait simple mais qui est complexe à comprendre.

Alors j’espère que je réussirai à être plus ou moins régulière.

Mais j’ai bien envie d’exposer quelques états d’âmes.

Voilà, à très vite !

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18 nov. 2016

Dans "l'anorme"

            J'ai tellement d'idées en ce moment de textes. Ce n'est clairement pas l'inspiration qui manque.
Mais voilà, j'ai un boulet (mon bébé d'amour) qui me laisse un peu sur les rotules le soir.
Ma journée commence vers 7h30 et se termine à 21h généralement, l'heure à laquelle je la couche.
Et une chose en amenant une autre, je me suis rendue compte que ces derniers temps j'étais confrontée à pas mal de propos/préjugés sur l'emploi du temps d'une mère ou le choix d'être mère au foyer (expression désuète d'ailleurs).

Et j'étais assez surprise d'entendre qu'être maman finalement :
- ça te laisse du temps pour faire ce que tu veux,
- "qu'il suffit de s'organiser" pour avoir du temps à soi,
- de "donner sa soirée à son mari parce que lui il travaille DEHORS et que du coup c'est pas pareil que toi, qui reste toute la journée dans la maison".
- "Si elle dort ta fille, va faire tes courses et laisse-là à la maison !", un client dans le magasin
- "il faut qu'elle fasse attention avec ses bijoux", la vendeuse en boutique
Je précise au passage que ma fille a 20 mois (1 an et 8 mois quoi)

La réalité c'est qu'il y a des gens complètement deconnectés, capable de te sortir des absurdités aussi grosses que leur cul (excusez du peu, je suis désolée).
Et là t'espères que les gens se rendent compte de ce qu'ils sont entrain de débiter. 
Tu te rends compte que toi aussi, t'as fait parti de ces gens et tu sens bien con. Mais bon.

La réalité c'est qu'il n'y a pas une seule façon d'être mère mais bien autant de façon que de mère sur cette Terre.
Et oui, c'est ainsi et il faut l'accepter.
Si ce n'est pas de cette manière que tu conçois la maternité, Ok c'est ton point de vue et il n'y a aucun problème pour que tu aies ta propre vision.

En revanche, ce qui me dérange c'est d'entendre tout un tas de conseils qui finalement ne prennent en compte le cadre dans lequel l'enfant/la famille grandit/se forme, bref, vit tout simplement.

Et là t'as de tout dans les "conseillers/ères" :
- les féministes qui sont sensées tout de même défendre les droits de choisir des femmes,
- les mères d'une génération d'un autre siècle pour qui ton enfant est comme le sien,
- les bac+5, bac-5,
- les hommes qui n'ont pas d'enfants très virulents, "les ultras sans expérience"
- les hommes qui ont des enfants, "les modèles pseudo modèles"
- les psychologues, qui s'improvisent psychologues
- les pessimistes,
- les distants
- les parents-poules
- les parents qui ont oublié par quoi ils sont passés
Etc... non sérieusement et cetera parce que la liste est longue.

T'as l'impression que l'expérience qu'ils ont (ou pas) font d'eux des experts. Et si effectivement, ils n'ont pas d'expérience, t'as droit à un show de tout et n'importe quoi.
Je ne vais rien citer, parce que j'en ai entendu des perles.
Mais alors qu'est-ce que ça use, ça m'use d'entendre.
Au début, je justifiais ou j'expliquais. Et aujourd'hui, j'entends et.... puis j'efface.

Comment je fonctionne ? C'est simple : mes convictions/principes : je teste et si ça fonctionne je développe et si ça ne fonctionne pas, je recommence différemment encore une ou deux même dans différentes conditions (moi en mode "scientifique"). Et si ça ne fonctionne toujours pas, alors c'est que le mode ne lui convient pas. Parce que je pense que chaque enfant est différent. Il n'existe pas de livre de loi à ce sujet, il faut arrêter avec ses pseudos lois qui n'existent pas aussi.
Si en tant que parent tu veux t'aider de références bibliographiques, pourquoi pas, essayes et vois ce que ça donne.
Ou si tu veux comme tu le sens, lance toi aussi !
Ou si tu veux faire comme tes parents, fais le ! Qu'est-ce qui te fait hésiter ? Teste et vois ce que ça donne.

Et c'est tout ! Bordel !  

Et de toute façon, depuis quand je suis les règles ...?
Par contre, une chose est sûre, on ne sait pas quel parent nous pouvons être avant d'avoir notre propre enfant.


Voilà, fallait que ça sorte.

31 mai 2016

Je ne suis pas disponible...

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              On pourrait croire, au vu du titre, que c'est ma messagerie de répondeur que je balance via un texte du blog ou genre je ne suis plus célibataire... Je dirai que ce n'est pas faux...mais ce n'est pas vrai non plus !
Et oui ! sinon ce serait trop simple !
Avec la maternité et tout ce qui va avec, je ne reprends que doucement mais surement l'activité intellectuelle. Et quand je dis intellectuelle, je ne parle pas de mathématiques (même si ça me plairait bien) mais simplement de lecture ou suivi et débat sur l'actualité.
Bah oui, ce n'est pas grand chose.

Mais il y a une raison principale à tout ça, c'est que je suis pas disposée ou indisponible intellectuellement. Bon ça parait violent dit de cette façon, mais c'est bien ce que je ressens.

Au début, je pensais que c'était surtout du à la fatigue : je décrochais rapidement de tout ce qui pouvais nécessiter mon attention plus de 5 min, c'est-à-dire, à peu près la même capacité que celle de ma fille....(oui je vous le concède, c'est effrayant)
Donc je continua dans ma lancée pour me mettre à jour et plus j'avançais dans le temps plus je me suis rendue compte que je n'étais pas du tout disposée ni à écouter le monde ni à suivre les débats virulents, ni à lire, ni à regarder un film... ni même faire charité, si ce n'est auprès de mes plus proches personnes.
Je ne prends pas cela pour une fatalité. Là j'accepte les faits. Je me suis rendue compte que pour avancer et changer d'état d'esprit il fallait que j'accepte que pour un moment indéterminée,  je sois dans cet état.
Ce n'est pas simple, parce qu'on sent un déclin de culture G, on écoute plus qu'on ne répond dans une discussion... J'ai du gérer une grande part de frustration à cause de ce manque de vivacité, même pendant la grossesse.
Mais au fur et à mesure, je me suis servie de ces moments de "silence du cerveau" pour prendre un recul incroyable.
Bon je ne vais pas détailler l'ensemble des bienfaits que ça m'a procuré, mais c'était énorme. C'est énorme de décrocher, de ne pas rester en suspens ou d’être happée par le stress ou la négativité.

Je crois, et je pense qu'il faut adopter cette manière de faire, qu'il faut toujours mais alors toujours voir ce qui est le plus positif dans une situation. Pas simplement parce que tout le monde le dit, mais parce 

c'est en fixant un point positif que vous trouverez une solution à votre situation

Et ce point positif, aussi petit qu'il soit, existe de votre point de vue ou d'un autre. Ce n'est pas parce que vous ne le voyez pas que de l'autre coté il n'est pas. 

Changez alors votre point de vue.

Aujourd'hui, ce qui est le plus difficile pour moi c'est quand j,'entends " ah non mais c'est mort, on y arrivera jamais!". Voilà, c'est la phrase la plus décourageante qui soit avec dans la même veine " Ah c'est chaud là" et bien d'autres du même genre.

Faites donc, agissez, essayez et ensuite donnez vos conclusions. Et ne vous dites pas, (excusez du peu) " c'est comme pisser dans un violon"...

Vous allez me dire " non mais c'est facile de dire ça"... Et je vous dirai que "je l'ai fait c'est pour ça que c'est facile de le dire aujourd'hui".
Ce qui m'aide encore plus c'est ma foi. Savoir que tout ce qui arrive a une raison que je ne connais pas encore, me poussent à croire en de choses meilleures.Ce n'est pas parce que mes yeux ne voient rien, qu'il ne se passe rien. 
"Ça va venir..." et ça n'a rien de démagogique. Le pragmatisme il en faut. Mais quand le moral ne suit pas vraiment, on le jette à la poubelle !
Et comment vous dire... tout ce qui m'arrive va dans ce sens...

Vous voyez, c'est là que l'imagination joue un travail essentiel pour alimenter l'espoir, etc. Et c'est pour cela aussi qu'il est si important pour les jeunes enfants. 

Et ce n'est pas peu de bonheur dans lequel je vis. Si vous n'êtes pas disponible pour les autres, soyez le pour les plus proches de votre entourage, pour vos enfants, parce que ce sont eux la clés. 


Alors juste, essayez, une fois, même plusieurs fois, et la tempête passera bien avant que vous en ayez eu marre... 

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