11 oct. 2017

Sensible


---------------

Trop vite, elle est là.
Elle est sèche la colère.
Elle ère la colère sans que l’on sache pourquoi.
Pourquoi elle est là, pourquoi es-tu là ?
Toi ? lui ? elle ?eux ? les autres ? moi ?

On est fatigué, on exagère,
On est épuisé, on fout tout en l’air.
Sans savoir pourquoi, la colère.
Colère, colère, tu te donnes en prose légère

Mais tu es tout sauf ça, colère.
Ni douce, ni claire
Ni conciliante, ni débonnaire
Un brin utile, peut-être sincère

Très usante, une brume très dense presque étouffante.
Comment font ces personnes qui te côtoient constamment ?
T’es invivable, tu fais ce qui te chante !
On dirait que quelque chose t’irrigue la vie.

Est-toi qui nous tiens
Ou Est-ce nous qui te cultivons...

C’est long quand t’es ici.
Tu t’invites très violente,
En larme, en cris
Ou parfois trop latente.

Tu ne me sembles pas si malsaine, colère
D’ailleurs, peut-être que tu n'es pas responsable
C’est juste qu’à t’éprouver, tu n’es pas agréable.
Surtout quand l'air est coupé et que rien n'arrive à t'apaiser.

Mais si tu nous permets de mieux souffler
C’est que tu es nécessaire, colère.

---------------

16 avr. 2017

C'est parti



-------------
Après avoir écrit le premier article depuis longtemps, je me suis demandée par quel sujet ou inspiration j’allais commencer.
Ce qui se passe c’est que depuis la naissance, tout évolue. 

A commencer par exemple, par la fatigue. Je dis la fatigue mais je désigne aussi de la même façon l’énergie qu’on investit dans cette nouvelle tâche, cette nouvelle vie.
Je crois qu’on s’est remis de la nuit de la naissance en un peu moins d’un an. Oui oui ça se compte presque en année. Je me souviens des 6 mois de fille et de M. (mon mari) qui me disait «  je crois qu’on n’est toujours pas remis de la nuit de naissance ». Et je pense que c’est un sentiment d’autant plus fort lorsque le bébé tarde à faire ses nuits. Je rentrerai peut-être dans le détail du pourquoi dans un autre post. 

Mais je crois qu’on s’est vraiment senti seuls et incompris dans cette phase. Je crois que beaucoup n’arrivaient pas à mesurer toute l’énergie qu’on investissait pour tenir le coup dans la journée, pour être positif, pour ne pas se bouffer et aussi pour ne pas bouffer les autres parce qu’on n’est clairement pas ménagé à ce moment-là (T’encaisses et t’exploses après que tout le monde soit parti). Il reste tout même quelques personnes pleines d’empathie qui nous soutenaient moralement. Mais dans certains moments, la négativité de certains prenait bien le pas sur la positivité des autres.

On va me dire « hormones accouchement etc… ». Mais moi je vous dis c’est la fatigue, une putain de fatigue qui te tient la jambe, peut-être même les deux jambes, dans tout ce que tu fais ! 

Et très rapidement, on se met en mode « warrior » parce que t’as une vie dans les bras. Et tu rends compte que le corps et l’esprit disposent de réserves et de force que tu n’imaginais pas avant ça. 

Quand j’entends une personne aujourd’hui me dire « j’ai fait nuit blanche », je compatis mais elle sera loin de partager le fait que nous ayons vécu cette nuit blanche chaque jour pendant plus de 5 mois consécutifs. 

On n’était pas préparé à ça mais on avait décidé d’être parent avec tous ses à-côtés. Et je suis de nature optimiste, ce qui m’a énormément aidé à supporter cette fatigue. Parce que clairement, dans ces moments-là tu te dis que tu n’en verras jamais le bout. La nuit s’enchaine avec la journée avec la nuit d’après sans que tu aies le temps de dire « ouf ». Tu ne vois rien passer et ne te souviens pas de la moitié des choses si ce n’est de ton enfant, parce que la fatigue te rend partiellement amnésique. T’as pas le temps de faire ta lessive, ta vaisselle, ton repas (donc tu manges à peine), te doucher… Bref, ton rythme saute. C’est simple il n’y a plus de rythme. Elle pleure… 

C’est l’anarchie. T’es au bout de ta vie.

Et c’est normal.

C’est une nouvelle vie qui est arrivée dans la famille. C’est peut-être de cette façon qu’elle doit faire sa place.

Le plus compliqué peut-être c’est d’accepter que tout se chamboule et de prendre du recul en se disant « non, à un moment ou un autre, elle fera sa nuit. C’est une question de temps. Et je vais essayer de me trouver un moment pour me reposer ou faire autre chose pour « respirer » ». Ça aide à croire un peu plus à sa nuit de sommeil, la sienne et les vôtres.

Et oui, vous êtes 3 à faire la teuf la nuit. Sinon ce n’est pas marrant… 

Et les choses s’arrangent, un jour après l’autre. Tu reprends quelques-unes de tes habitudes, du sport, tu te remets à cuisiner normalement, à ranger ta maison peu à peu. 
Et à elle un jour de faire sa/ses nuits pour qu’ENFIN vous puissiez faire la vôtre. 

Et les choses évoluent encore. Et tu dis qu’en fait, ça roule et que la fatigue passe, qu'elle s'oublie, que c'est normal et que l'inverse ne le serait pas.Ça donne les premières mesures de la responsabilité de parents. T’as appris beaucoup de choses sur toi-même, sur ton enfant, sur ton couple, sur ta vie. 
Mais t’es bien content aussi de refaire tes nuits…

------------- 

14 avr. 2017

Allez, je me lance

---------------
        
 Je ne voulais pas spécialement rendre ce blog « maternelle », dans le sens où avant d’être une mère, je suis une personne à part entière. Et ce n’est pas ma fille qui me fait exister mais bien ma conscience d’être et de penser qui le fait.

Si ensuite on devait me définir, c’est vrai que « maman » est un attribut qui me qualifie aujourd’hui depuis un peu plus de 2 ans. Comme je suis la compagne et l’amie d’un homme depuis à peu près 5 ans. Comme je suis la fille de parents. Comme je suis la sœur de mes frères. Etc etc etc…

Je pense que je pourrais aller loin comme ça. Mais tout ça pour dire que c’était plus ou moins le raisonnement que je tenais jusqu’à maintenant.

Et puis je me suis dit, que la vie et les évènements font évoluer les gens, qu’on ne doit pas s’arrêter à un attribut pour faire justement faire évoluer un projet, une famille, un blog par exemple.

Alors voilà, je me lance. Je parle enfin de la maternité sur le blog. J’ai envie d’en parler beaucoup aujourd’hui pour le partager. Parce j’ai cru être « seule » à penser et ressentir pas mal de choses. Et au fil de discussion autour de moi, je me suis rendue compte que malgré la liberté d’expression, bordel, tellement de choses étaient tabous.

On peut imaginer la parentalité mais ce ne sera pas totalement la réalité. Et ce, dans absolument tout, dans les moments forts comme dans les moments (très) délicats.
Quand on devient parent, on est submergé. Submergé par tout, vraiment ! Les émotions (AaaaaaaaaaAAAh !), le corps (demain je fais du sport), soi-même, le couple (et sinon on est où nous ?), la maison (le bordel), le bébé (quelle douceur et quels pleurs…)…Bref, il y a trop choses que je ne vais pas énumérer et là je me dis que « submergé » n’est pas assez fort pour décrire la chose.

En fait, c’est trop le bordel dans la vie, l’anarchie mais dans tout pendant quelques mois.

Du coup j’espère aussi pouvoir aider à comprendre ceux qui ne sont pas (encore) parents et qui se diront en regardant leur proches « Ah mais peut-être que c’est ça… » ou « en effet, ça me parait bien délicat à vivre tout ça » ou « ça a l’air trop énorme comme truc ». Se dire qu’il faut donner le bénéfice du doute à une situation qui parait simple mais qui est complexe à comprendre.

Alors j’espère que je réussirai à être plus ou moins régulière.

Mais j’ai bien envie d’exposer quelques états d’âmes.

Voilà, à très vite !

 ---------------


18 nov. 2016

Dans "l'anorme"

            J'ai tellement d'idées en ce moment de textes. Ce n'est clairement pas l'inspiration qui manque.
Mais voilà, j'ai un boulet (mon bébé d'amour) qui me laisse un peu sur les rotules le soir.
Ma journée commence vers 7h30 et se termine à 21h généralement, l'heure à laquelle je la couche.
Et une chose en amenant une autre, je me suis rendue compte que ces derniers temps j'étais confrontée à pas mal de propos/préjugés sur l'emploi du temps d'une mère ou le choix d'être mère au foyer (expression désuète d'ailleurs).

Et j'étais assez surprise d'entendre qu'être maman finalement :
- ça te laisse du temps pour faire ce que tu veux,
- "qu'il suffit de s'organiser" pour avoir du temps à soi,
- de "donner sa soirée à son mari parce que lui il travaille DEHORS et que du coup c'est pas pareil que toi, qui reste toute la journée dans la maison".
- "Si elle dort ta fille, va faire tes courses et laisse-là à la maison !", un client dans le magasin
- "il faut qu'elle fasse attention avec ses bijoux", la vendeuse en boutique
Je précise au passage que ma fille a 20 mois (1 an et 8 mois quoi)

La réalité c'est qu'il y a des gens complètement deconnectés, capable de te sortir des absurdités aussi grosses que leur cul (excusez du peu, je suis désolée).
Et là t'espères que les gens se rendent compte de ce qu'ils sont entrain de débiter. 
Tu te rends compte que toi aussi, t'as fait parti de ces gens et tu sens bien con. Mais bon.

La réalité c'est qu'il n'y a pas une seule façon d'être mère mais bien autant de façon que de mère sur cette Terre.
Et oui, c'est ainsi et il faut l'accepter.
Si ce n'est pas de cette manière que tu conçois la maternité, Ok c'est ton point de vue et il n'y a aucun problème pour que tu aies ta propre vision.

En revanche, ce qui me dérange c'est d'entendre tout un tas de conseils qui finalement ne prennent en compte le cadre dans lequel l'enfant/la famille grandit/se forme, bref, vit tout simplement.

Et là t'as de tout dans les "conseillers/ères" :
- les féministes qui sont sensées tout de même défendre les droits de choisir des femmes,
- les mères d'une génération d'un autre siècle pour qui ton enfant est comme le sien,
- les bac+5, bac-5,
- les hommes qui n'ont pas d'enfants très virulents, "les ultras sans expérience"
- les hommes qui ont des enfants, "les modèles pseudo modèles"
- les psychologues, qui s'improvisent psychologues
- les pessimistes,
- les distants
- les parents-poules
- les parents qui ont oublié par quoi ils sont passés
Etc... non sérieusement et cetera parce que la liste est longue.

T'as l'impression que l'expérience qu'ils ont (ou pas) font d'eux des experts. Et si effectivement, ils n'ont pas d'expérience, t'as droit à un show de tout et n'importe quoi.
Je ne vais rien citer, parce que j'en ai entendu des perles.
Mais alors qu'est-ce que ça use, ça m'use d'entendre.
Au début, je justifiais ou j'expliquais. Et aujourd'hui, j'entends et.... puis j'efface.

Comment je fonctionne ? C'est simple : mes convictions/principes : je teste et si ça fonctionne je développe et si ça ne fonctionne pas, je recommence différemment encore une ou deux même dans différentes conditions (moi en mode "scientifique"). Et si ça ne fonctionne toujours pas, alors c'est que le mode ne lui convient pas. Parce que je pense que chaque enfant est différent. Il n'existe pas de livre de loi à ce sujet, il faut arrêter avec ses pseudos lois qui n'existent pas aussi.
Si en tant que parent tu veux t'aider de références bibliographiques, pourquoi pas, essayes et vois ce que ça donne.
Ou si tu veux comme tu le sens, lance toi aussi !
Ou si tu veux faire comme tes parents, fais le ! Qu'est-ce qui te fait hésiter ? Teste et vois ce que ça donne.

Et c'est tout ! Bordel !  

Et de toute façon, depuis quand je suis les règles ...?
Par contre, une chose est sûre, on ne sait pas quel parent nous pouvons être avant d'avoir notre propre enfant.


Voilà, fallait que ça sorte.

31 mai 2016

Je ne suis pas disponible...

---------------

              On pourrait croire, au vu du titre, que c'est ma messagerie de répondeur que je balance via un texte du blog ou genre je ne suis plus célibataire... Je dirai que ce n'est pas faux...mais ce n'est pas vrai non plus !
Et oui ! sinon ce serait trop simple !
Avec la maternité et tout ce qui va avec, je ne reprends que doucement mais surement l'activité intellectuelle. Et quand je dis intellectuelle, je ne parle pas de mathématiques (même si ça me plairait bien) mais simplement de lecture ou suivi et débat sur l'actualité.
Bah oui, ce n'est pas grand chose.

Mais il y a une raison principale à tout ça, c'est que je suis pas disposée ou indisponible intellectuellement. Bon ça parait violent dit de cette façon, mais c'est bien ce que je ressens.

Au début, je pensais que c'était surtout du à la fatigue : je décrochais rapidement de tout ce qui pouvais nécessiter mon attention plus de 5 min, c'est-à-dire, à peu près la même capacité que celle de ma fille....(oui je vous le concède, c'est effrayant)
Donc je continua dans ma lancée pour me mettre à jour et plus j'avançais dans le temps plus je me suis rendue compte que je n'étais pas du tout disposée ni à écouter le monde ni à suivre les débats virulents, ni à lire, ni à regarder un film... ni même faire charité, si ce n'est auprès de mes plus proches personnes.
Je ne prends pas cela pour une fatalité. Là j'accepte les faits. Je me suis rendue compte que pour avancer et changer d'état d'esprit il fallait que j'accepte que pour un moment indéterminée,  je sois dans cet état.
Ce n'est pas simple, parce qu'on sent un déclin de culture G, on écoute plus qu'on ne répond dans une discussion... J'ai du gérer une grande part de frustration à cause de ce manque de vivacité, même pendant la grossesse.
Mais au fur et à mesure, je me suis servie de ces moments de "silence du cerveau" pour prendre un recul incroyable.
Bon je ne vais pas détailler l'ensemble des bienfaits que ça m'a procuré, mais c'était énorme. C'est énorme de décrocher, de ne pas rester en suspens ou d’être happée par le stress ou la négativité.

Je crois, et je pense qu'il faut adopter cette manière de faire, qu'il faut toujours mais alors toujours voir ce qui est le plus positif dans une situation. Pas simplement parce que tout le monde le dit, mais parce 

c'est en fixant un point positif que vous trouverez une solution à votre situation

Et ce point positif, aussi petit qu'il soit, existe de votre point de vue ou d'un autre. Ce n'est pas parce que vous ne le voyez pas que de l'autre coté il n'est pas. 

Changez alors votre point de vue.

Aujourd'hui, ce qui est le plus difficile pour moi c'est quand j,'entends " ah non mais c'est mort, on y arrivera jamais!". Voilà, c'est la phrase la plus décourageante qui soit avec dans la même veine " Ah c'est chaud là" et bien d'autres du même genre.

Faites donc, agissez, essayez et ensuite donnez vos conclusions. Et ne vous dites pas, (excusez du peu) " c'est comme pisser dans un violon"...

Vous allez me dire " non mais c'est facile de dire ça"... Et je vous dirai que "je l'ai fait c'est pour ça que c'est facile de le dire aujourd'hui".
Ce qui m'aide encore plus c'est ma foi. Savoir que tout ce qui arrive a une raison que je ne connais pas encore, me poussent à croire en de choses meilleures.Ce n'est pas parce que mes yeux ne voient rien, qu'il ne se passe rien. 
"Ça va venir..." et ça n'a rien de démagogique. Le pragmatisme il en faut. Mais quand le moral ne suit pas vraiment, on le jette à la poubelle !
Et comment vous dire... tout ce qui m'arrive va dans ce sens...

Vous voyez, c'est là que l'imagination joue un travail essentiel pour alimenter l'espoir, etc. Et c'est pour cela aussi qu'il est si important pour les jeunes enfants. 

Et ce n'est pas peu de bonheur dans lequel je vis. Si vous n'êtes pas disponible pour les autres, soyez le pour les plus proches de votre entourage, pour vos enfants, parce que ce sont eux la clés. 


Alors juste, essayez, une fois, même plusieurs fois, et la tempête passera bien avant que vous en ayez eu marre... 

---------------


15 déc. 2015

Paternité


--------------------

Il trouve qu'elle se déplie comme une petite fleur...
Lui, à vivre à part jusqu'à la naissance, 
il fait connaissance avec elle comme on fait connaissance avec un don du cœur.
Il dit que sa petite douceur est pleine d'énergie
C'est son petit cœur tonique,
la troisième femme de sa vie,
ou peut-être la première aujourd'hui.
Elle porte l'auréole de la gloire.
Ce sera elle, la première,
celle qui pour la première fois,
appellera  cet homme, "Papa".
Elle réveille ce qu'il a de plus doux en lui
quand les câlins s'en vont
et que l'eau coule en le voyant partir,
elle se morfond en se posant des questions.

Il n'aura rien à prouver, rien à certifier, pas à séduire mais tout à offrir.
L'amour de ce père à sa fille est unique.
C'est acquis et certain.
Elle sait que son papa est fantastique

Et le sublime ne déroge pas à la règle de l'extraordinaire...


Pourvu que ce bonheur dure...

--------------------

Une longue pause...

Que cette pause fut longue... J'ai dépoussiéré mon PC, pleine d'idées et de réflexions qui me trottaient dernièrement et je me suis dit "Allez, il est temps que tu réécrives un peu". 
Ce qui n'a pas été aussi simple que ça avec mes actualités... Enfin bref, je ne dis pas que c'est reparti pour un tour, là tout de suite, mais je reprend du clavier. 

Alors pourquoi donc cette reprise ? 

Il est clair que beaucoup des posts de ce blog ne sont pas très roses. Et oui il s'avère que la mélancolie m'inspire plus que les moments de joies. C'est un fait. Mais pas une fatalité. Et c'est la raison pour laquelle je reviens, non pas pour parler d'amour fou et de maternité (même si ça risque d'arriver), mais pour parler d'étranges choses que l'on retrouve en société et d'autres sujets qui m'inspireront aussi. 

Mais pourquoi après tant de temps ?

Tout simplement parce que, comme dit plus haut, mon temps est consacrée à des activités totalement différentes. Il semblerait du coup que je prenne plus de temps à écrire et à poster. Ça va être fun...
Mais je ne me décourage pas. Au contraire, l'envie d’écrire est là, même si aujourd'hui la mode est aux Youtubeuses/beurs et Vlog... 
Ma vie n'a rien à voir avec celle que j'avais lorsque j'ai commencé ce blog. Je dirai qu'une certaine sérénité s'y est installée (et ce n'est pas pour me déplaire, même si mes nuits sont encore saccadées...).

Alors voilà, j'ai des choses à dire et c'est ici que je les dirai.

Stay Tuned ! parce que ça arrive bientôt ^^....


PS : j'ai écrit cet article le 14 octobre... Je confirme, mes posts seront bien moins fréquents qu'avant...

8 mai 2014

Fragile

Low Roar - Just A Habit

------------------



Il est parti sans douleur, au pas doux et lent.
Un salut les yeux éteints, souriant en disant que ce n'était rien.
Qu'il reviendra en temps et en heure quand cet hôtel sera
son destin.
Sans rancœur, sans rancune soupçonnable.
Un court aller-retour, sans doute, pour suivre ce que la
Nature avait décidé pour lui.

L'image de leur impuissance et de la sienne... ils ont
laissé couler Lui, le sang, les larmes, la vie. L'orgue cérémonie de la Nature
ne chante ni victoire ni défaite, mais juste une hymne à son indépendance, à sa
mise sous tutelle impossible :

ne se possède, ni ne possède.

C'est ça aussi l'amour, laisser partir pour mieux revenir, même si ce n'est pas un choix.

Il reviendra, c'est sûr, quand il se sentira au mieux
investi.

Au rythme d'un cœur qui bat

Un retour en fleur, un retour en terre de peau pure et
d'espoir,

à la lumière d'un jour sans pluie.
Il sera accueilli mains tendues et tripes chaudes
de tendresse,

L'être d'auréole et "parfait", unique à l'Univers.
Ils ont promis l'amour.
Il a promis.

Et un enfant ne ment jamais...

------------------ 

23 déc. 2013

Assis sur le bord du monde




--------------
Tu seras assis entre matière et néant
regardant les petites gens et les cadres dirigeants
debout et nageant en masse au fond des terres 
craintifs à la limite que tu précises
de ta main cramponnant la pierre.
Puis le vent t'amènera leur air
chargés d'humeurs austères.
Ils te diront qu'ils ne sont pas emballés
ils hurleront d'être angoissés 
et se rassureront de savoir que la terre qu'ils enfoncent de leurs pieds
soit suffisamment sécurisée pour continuer à nier.
Alors tu seras, lui, le fou à lier, celui qui souriait sur cette jetée.

"La limite a son plaisir que lorsqu'elle nous rassure de savoir où on se situe vis-à-vis d'elle, quand on peut la sentir et l'avoir sous la main. C'est alors que notre conscience devient bienveillante jusqu'à dormir tranquille, 
même au bord du ravin. 
Parce que l'on tient concrètement cette fissure sous la main..."

--------------

26 juin 2013

Des opposés qui s'attirent....



----------------

Si dans chaque livre on place un sommaire, 
je suis un livre dont on fabrique le sommaire à la fin.
On dit de chaque élément qu’il existe son contraire.
Au contraire, on dit que chaque comportement se place en série.
Il s’en suit une cohérence des plus légères,
 aussi complexe et simple que la chimie est établit.
Aussi concrets ou abstraits ou même opposées, que soient ces caractéristiques,
il existe une logique somme toute aussi simple que l’ordre alphabétique et
composé du plus complet détail qui soit suggéré.

Si on vous soumet le blanc alors que tout laisse à penser qu'il faut du noir,
 demandez-vous pourquoi on vous propose ce dernier.
Si on vous parle de contradictions, c’est qu’il y a une raison.

----------------

24 juin 2013

le risque à prendre

-------------------------  

Parfois, on fait le constat de ce qui nous anime
si demain il meurt, ce que je deviendrai sans lui.
si moi je meurs, ce qu'il deviendrait sans moi
un constat dont on ne parle pas

il chantonne aussi
une carte de fidélité pour la vie

C'est une symphonie d'humeurs bien jolie

Un peu dans la discorde sans ennui
ni dans la tragédie ni dans l'oubli

Souvent mes yeux le sillonnent
pour comprendre mes envies

je n'ai pas pris le temps de poser une fonction
peut-être une de celles qui tend vers l'infini
j'aurai pu en sortir les plus belles aberrations
ou les plus grandes tentations

Avec cette approximation
j'aurai évité cette confrontation
celle qui m'oblige à faire face à cette réalité
et qu'en aucune mesure je ne peux désarmer
J'aurai anticipé.

Mais aujourd'hui la crainte, je la vis
comme j'ai décidé de vivre l'amour aussi

J'ai pris un risque sans m'en rendre compte.
Et le pire est que si il tombe, on tombe ensemble.

-------------------------


14 avr. 2013

Saw 3


Long est le temps passé entre le dernier article et maintenant.

J'ai repris mon compte sur Sens critique, ce fameux site qu'on utilise pour voir ou laisser les commentaires sur les œuvres artistiques type film, livre etc. J'ai complété quelques peu les commentaires ou les notes qui manquaient à la collection de films ou autre que j'avais vu/écouté/lu.

Puis une chose en a amené une autre, je me suis souvenue du film Saw 3, de la saga Saw (on dit trilogie pour 3 mais pour 6, je ne sais pas...), le "Saw" de trop qui ne m'a pas du tout donné envie ni de voir les précédents et encore moins les suivants.

Je m'en fiche de savoir ce que sont devenus les survivants parce que ce film m'a fait perdre les pédales pendants une heure à la sortie du ciné.
Tout d'abord, il faut savoir que je n'aime pas les films oppressants, angoissants, agressifs, frustrants, flippants, flirtant avec la mort et l'au-delà, les films de psychopathe, etc... bref tous les adjectifs qui rentrent dans cette catégorie. C'est vraiment la lutte pour mes proches de me faire voir un film d'horreur, j'ai l'impression d'y être et de le vivre, comme si il s'agissait de scènes réelles.  Je peux voir le talent du réalisateur mais je n'en aurais aucun plaisir. 
Oui bon, vous pouvez rire et me dire "ce n'est que de la fiction, on dirait une enfant etc". Mais moi un film sur les bisounours et très légers, ça me distrait et ça me va très bien. 

Donc fin 2006 (si mes souvenirs sont bons), on décide d'aller au ciné avec 2 amis et on choisit Saw 3. A l'époque, je n'étais pas aussi consciente de ces angoisses donc je dis ok. 
Un indice aurait du me mettre la puce à l'oreille : le mec de la caisse nous demande, à moi et à ma pote seulement, nos pièces d'identité pour être sûr qu'on ait plus de 18 ans (on avait chacune toutes les deux au moins 5 ans de plus). 
On arrive dans la salle. Quelques minutes passent et le film commencent. Et au jour d'aujourd'hui, je ne me souviens toujours pas du début. Ce dont je me souviens surtout c'est de la fin, m'enfin.

Saw 3 c'est le film dans lequel t'as envie de t'insérer pour que les gens arrêtent d'être stupide ou de se faire avoir et par lequel tu réalises que même avec ça le psychopathe de service t'aurais quand même eu. ET là, tu comprends que les mecs qui se font tous trucider n'auraient de toute façon, jamais pu s'en sortir, même avec toi dans le film parce que soit tu n'aurais pas trouvé soit ils ne t'auraient pas vu tellement le psychopathe est ouf. En gros, les mecs passaient à la casserole d'une manière ou d'une autre, et toi avec. 
Vous voyez le délire ?!

Le psychopathe (dont je n'ai plus le nom) se prend une fois pour un prophète de Dieu et une fois pour Dieu (carrément !) parce qu'il joue sur ton jugement, tes valeurs, ta croyance, tes intentions. Il comprend que la nature humaine est vilaine et que quelque soit l'action de la proie (pseudo quelconque, parce que tu penses qu'il s'en bat les couilles alors qu'en faite toutes les proies sont reliés) tombera dans le piège. Alors, ça m'angoisse de me sentir impuissante tous comme les proies posés sur un parcours comparable à un jour de jugement dernier. Et donc le psychopathe qui sait ça, joue de la faiblesse de ces proies pour les torturer et les tuer pépère parce que finalement ça l'éclate ! Tu crois qu'il teste mais non, tu lui donnes un peu d'humanité dans un élan de sagesse mais non ! Il se croit au-dessus de Dieu parce que Dieu est miséricordieux et pardonne. Alors que lui sa miséricorde c'est la mort, c'est la seule issue et la rédemption absolue, une erreur de jugement qu'a fait Dieu. Et tous ses pièges à la con, sont minutieusement fabriqués parce que la vengeance est soigneusement préparée parce qu'il est ouf et qu'il te sort des trucs de ouf placés dans tous les endroits possibles et inimaginables !! Il manquait plus qu'une scène glauque du type une barre de dynamite dans le cul qui explose...
Et c'est cette psychose de malade qui m'angoisse à mort si je puis dire. 

Les puristes me diront "oui mais t'as pas vu le 1 et le 2, donc c'est pas facile à comprendre et puis en plus c'est pas le meilleur (ou pire, tout dépend de ton point de vue)...". 
Kiss My ass ! Les quelques flash-back dans le film et la mise en scène m'ont largement suffit. Et pour ne pas vous mentir, je n'ai pas compté le nombre de fois où j'ai posé mes mains devant les yeux... (oui comme une gosse)

Cette petite analyse/interprétation ne représente qu'un condensé de ce qui m'avait traversé l'esprit au volant de ma voiture en rentrant. Ça m'avait pris l'estomac, j'avais une boule quoi. J'avais parlé pendant 1 heure non-stop de ce film à ma pote. 
Je crois comprendre ce qui plait aux fans ou aux amateurs de la série Saw ou de toute autre film de malade.
A l'inverse pour moi, la sensation que me procure ces films est vraiment désagréable. J'ai besoin de rêver et que ça se termine bien. C'est bidon mais c'est comme ça, je n'ai pas besoin d'un film violent pour faire face à la réalité, qui me suffit amplement d'ailleurs. 

Je dirai juste qu'heureusement que tous les films ne sont pas comme ça :)

PS : cette analyse n'engage que moi et je continue de penser que les réalisateurs de ce type de film ne sont pas plus dingue que nous...