18 nov. 2016

Dans "l'anorme"

            J'ai tellement d'idées en ce moment de textes. Ce n'est clairement pas l'inspiration qui manque.
Mais voilà, j'ai un boulet (mon bébé d'amour) qui me laisse un peu sur les rotules le soir.
Ma journée commence vers 7h30 et se termine à 21h généralement, l'heure à laquelle je la couche.
Et une chose en amenant une autre, je me suis rendue compte que ces derniers temps j'étais confrontée à pas mal de propos/préjugés sur l'emploi du temps d'une mère ou le choix d'être mère au foyer (expression désuète d'ailleurs).

Et j'étais assez surprise d'entendre qu'être maman finalement :
- ça te laisse du temps pour faire ce que tu veux,
- "qu'il suffit de s'organiser" pour avoir du temps à soi,
- de "donner sa soirée à son mari parce que lui il travaille DEHORS et que du coup c'est pas pareil que toi, qui reste toute la journée dans la maison".
- "Si elle dort ta fille, va faire tes courses et laisse-là à la maison !", un client dans le magasin
- "il faut qu'elle fasse attention avec ses bijoux", la vendeuse en boutique
Je précise au passage que ma fille a 20 mois (1 an et 8 mois quoi)

La réalité c'est qu'il y a des gens complètement deconnectés, capable de te sortir des absurdités aussi grosses que leur cul (excusez du peu, je suis désolée).
Et là t'espères que les gens se rendent compte de ce qu'ils sont entrain de débiter. 
Tu te rends compte que toi aussi, t'as fait parti de ces gens et tu sens bien con. Mais bon.

La réalité c'est qu'il n'y a pas une seule façon d'être mère mais bien autant de façon que de mère sur cette Terre.
Et oui, c'est ainsi et il faut l'accepter.
Si ce n'est pas de cette manière que tu conçois la maternité, Ok c'est ton point de vue et il n'y a aucun problème pour que tu aies ta propre vision.

En revanche, ce qui me dérange c'est d'entendre tout un tas de conseils qui finalement ne prennent en compte le cadre dans lequel l'enfant/la famille grandit/se forme, bref, vit tout simplement.

Et là t'as de tout dans les "conseillers/ères" :
- les féministes qui sont sensées tout de même défendre les droits de choisir des femmes,
- les mères d'une génération d'un autre siècle pour qui ton enfant est comme le sien,
- les bac+5, bac-5,
- les hommes qui n'ont pas d'enfants très virulents, "les ultras sans expérience"
- les hommes qui ont des enfants, "les modèles pseudo modèles"
- les psychologues, qui s'improvisent psychologues
- les pessimistes,
- les distants
- les parents-poules
- les parents qui ont oublié par quoi ils sont passés
Etc... non sérieusement et cetera parce que la liste est longue.

T'as l'impression que l'expérience qu'ils ont (ou pas) font d'eux des experts. Et si effectivement, ils n'ont pas d'expérience, t'as droit à un show de tout et n'importe quoi.
Je ne vais rien citer, parce que j'en ai entendu des perles.
Mais alors qu'est-ce que ça use, ça m'use d'entendre.
Au début, je justifiais ou j'expliquais. Et aujourd'hui, j'entends et.... puis j'efface.

Comment je fonctionne ? C'est simple : mes convictions/principes : je teste et si ça fonctionne je développe et si ça ne fonctionne pas, je recommence différemment encore une ou deux même dans différentes conditions (moi en mode "scientifique"). Et si ça ne fonctionne toujours pas, alors c'est que le mode ne lui convient pas. Parce que je pense que chaque enfant est différent. Il n'existe pas de livre de loi à ce sujet, il faut arrêter avec ses pseudos lois qui n'existent pas aussi.
Si en tant que parent tu veux t'aider de références bibliographiques, pourquoi pas, essayes et vois ce que ça donne.
Ou si tu veux comme tu le sens, lance toi aussi !
Ou si tu veux faire comme tes parents, fais le ! Qu'est-ce qui te fait hésiter ? Teste et vois ce que ça donne.

Et c'est tout ! Bordel !  

Et de toute façon, depuis quand je suis les règles ...?
Par contre, une chose est sûre, on ne sait pas quel parent nous pouvons être avant d'avoir notre propre enfant.


Voilà, fallait que ça sorte.

31 mai 2016

Je ne suis pas disponible...

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              On pourrait croire, au vu du titre, que c'est ma messagerie de répondeur que je balance via un texte du blog ou genre je ne suis plus célibataire... Je dirai que ce n'est pas faux...mais ce n'est pas vrai non plus !
Et oui ! sinon ce serait trop simple !
Avec la maternité et tout ce qui va avec, je ne reprends que doucement mais surement l'activité intellectuelle. Et quand je dis intellectuelle, je ne parle pas de mathématiques (même si ça me plairait bien) mais simplement de lecture ou suivi et débat sur l'actualité.
Bah oui, ce n'est pas grand chose.

Mais il y a une raison principale à tout ça, c'est que je suis pas disposée ou indisponible intellectuellement. Bon ça parait violent dit de cette façon, mais c'est bien ce que je ressens.

Au début, je pensais que c'était surtout du à la fatigue : je décrochais rapidement de tout ce qui pouvais nécessiter mon attention plus de 5 min, c'est-à-dire, à peu près la même capacité que celle de ma fille....(oui je vous le concède, c'est effrayant)
Donc je continua dans ma lancée pour me mettre à jour et plus j'avançais dans le temps plus je me suis rendue compte que je n'étais pas du tout disposée ni à écouter le monde ni à suivre les débats virulents, ni à lire, ni à regarder un film... ni même faire charité, si ce n'est auprès de mes plus proches personnes.
Je ne prends pas cela pour une fatalité. Là j'accepte les faits. Je me suis rendue compte que pour avancer et changer d'état d'esprit il fallait que j'accepte que pour un moment indéterminée,  je sois dans cet état.
Ce n'est pas simple, parce qu'on sent un déclin de culture G, on écoute plus qu'on ne répond dans une discussion... J'ai du gérer une grande part de frustration à cause de ce manque de vivacité, même pendant la grossesse.
Mais au fur et à mesure, je me suis servie de ces moments de "silence du cerveau" pour prendre un recul incroyable.
Bon je ne vais pas détailler l'ensemble des bienfaits que ça m'a procuré, mais c'était énorme. C'est énorme de décrocher, de ne pas rester en suspens ou d’être happée par le stress ou la négativité.

Je crois, et je pense qu'il faut adopter cette manière de faire, qu'il faut toujours mais alors toujours voir ce qui est le plus positif dans une situation. Pas simplement parce que tout le monde le dit, mais parce 

c'est en fixant un point positif que vous trouverez une solution à votre situation

Et ce point positif, aussi petit qu'il soit, existe de votre point de vue ou d'un autre. Ce n'est pas parce que vous ne le voyez pas que de l'autre coté il n'est pas. 

Changez alors votre point de vue.

Aujourd'hui, ce qui est le plus difficile pour moi c'est quand j,'entends " ah non mais c'est mort, on y arrivera jamais!". Voilà, c'est la phrase la plus décourageante qui soit avec dans la même veine " Ah c'est chaud là" et bien d'autres du même genre.

Faites donc, agissez, essayez et ensuite donnez vos conclusions. Et ne vous dites pas, (excusez du peu) " c'est comme pisser dans un violon"...

Vous allez me dire " non mais c'est facile de dire ça"... Et je vous dirai que "je l'ai fait c'est pour ça que c'est facile de le dire aujourd'hui".
Ce qui m'aide encore plus c'est ma foi. Savoir que tout ce qui arrive a une raison que je ne connais pas encore, me poussent à croire en de choses meilleures.Ce n'est pas parce que mes yeux ne voient rien, qu'il ne se passe rien. 
"Ça va venir..." et ça n'a rien de démagogique. Le pragmatisme il en faut. Mais quand le moral ne suit pas vraiment, on le jette à la poubelle !
Et comment vous dire... tout ce qui m'arrive va dans ce sens...

Vous voyez, c'est là que l'imagination joue un travail essentiel pour alimenter l'espoir, etc. Et c'est pour cela aussi qu'il est si important pour les jeunes enfants. 

Et ce n'est pas peu de bonheur dans lequel je vis. Si vous n'êtes pas disponible pour les autres, soyez le pour les plus proches de votre entourage, pour vos enfants, parce que ce sont eux la clés. 


Alors juste, essayez, une fois, même plusieurs fois, et la tempête passera bien avant que vous en ayez eu marre... 

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